La pandémie pourrait-elle en finir avec le fléau des punaises de lit ?

L’auteur de cet article est Biodal.es, traduction en français de Dognose.

Peu de conséquences positives pourraient-être tirées de la pandémie due à la COVID-19 dont nous souffrons depuis presque un an. On pourrait à la rigueur parler de la réduction du niveau de pollution dans les grandes villes comme conséquence du confinement ou du rétablissement des forêts et d’espèces sylvestres grâce aux mois durant lesquels l’être humain a du rester enfermé.

La réduction ou l’absence de certaines activités pourrait aussi engendrer des effets positifs dans la lutte contre certains nuisibles. C’est actuellement ce qui se passe avec la chute du tourisme concernant la prolifération des punaises de lit.

Conséquences de la pandémie sur les punaises de lit.

Est-il possible que la pandémie puisse mettre fin au fléau des puces de lit, dont le plus grand impact a eu lieu ces dernières années ?

Nous allons tenter de répondre à cette question. Nous parlions déjà au début de la pandémie de comment la quarantaine pourrait affecter les nuisibles urbains les plus courants. Cafards, fourmis, rats et souris se seraient vus touchés de manière diverse par les changements du comportement de l’Homme, de façon bénéfique pour eux dans de nombreux cas, par exemple, avec la réduction des traitements de contrôle ou de prévention des réseaux d’assainissements. Ils ont par contre été désavantagés dans certaines situations par le manque de ressources disponible à leur prolifération, par exemple, dans le secteur hôtelier.

Concernant les punaises de lit, nous allons donc nous interroger sur ce que pourrait signifier la baisse du tourisme et la chute si prononcée des voyages, un des principaux moyens qu’utilise cet insecte pour se propager.

Après de nombreux mois où cette activité a été très affaiblie, avec la fermeture des installations hôtelières et la réduction drastique des déplacements touristiques, spécialement depuis le printemps, serait-il possible que la population mondiale de puces de lit soit sérieusement affectée ?

Les experts sont très clairs.

Même si les infestations de ce nuisible peuvent diminuer momentanément durant cette situation compliquée, les punaises de lit ressurgiront avec force une fois que le trafic de voyageur sera revenu à la normale.

Il faut prendre en compte que, devant l’absence d’êtres humains leur permettant de se nourrir, les punaises de lit peuvent rester inactives pendant des mois, conservant leurs propres ressources. C’est pour cela que nombreuses d’entre elles n’auront aucun problème à survivre à l’absence de touristes. Une fois leur source d’alimentation réapparue, les punaises seront capable de percevoir le CO2 exhalé par les personnes sur place ainsi que leur température corporelle. Elles s’activeront alors rapidement et chercheront du sang de manière immédiate.

La température ambiante influe aussi sur l’activité des puces de lit.

Ainsi, à une température de 30°C, ces insectes ont tendance à s’alimenter de façon frénétique augmentant alors leur capacité de reproduction. De ce fait, dans les pays chauds, l’absence de touristes dans les hébergements hôteliers peut être déterminante, puisque les punaises pourraient mourir de faim.

Cependant, à des températures en dessous de 13°C, les punaises de lit deviennent inactives, retardant l’éclosion des œufs et le développement des nymphes. De cette façon, dans les régions tempérées, lorsque les chauffages sont éteints, les punaises se mettent en hibernation et peuvent supporter le manque d’hôtes durant plusieurs mois. Pour en savoir plus sur le comportement des punaises de lit, consultez notre page dédiée à ce sujet.

Les punaises de lit chez les particuliers.

Cette réflexion concerne l’activité touristique et les mouvements de voyageurs. Il faut prendre en compte que ces nuisibles sont restés actifs et ont proliféré durant ce temps dans les foyers et autres lieux qui n’ont pas été soumis à l’absence d’occupation humaine. Le déménagement de personnes d’une habitation à une autre avec leurs bagages et effets personnels est un autre moyen principal d’expansion de ces insectes nuisibles. De ce fait, durant la pandémie, les entreprises d’extermination des nuisibles ont continué a recevoir des appels concernant la présence de punaises de lit dans les logements des particuliers.

A leur tour, les foyers peuvent tenir le rôle de vecteurs de propagation des punaises de lit, une fois les déplacements au niveau global revenus à la normale.

Par conséquent, la réponse est non, la pandémie ne va pas en finir avec le fléau des punaises de lit. Les punaises de lit ont ressurgit dans notre quotidien pour y rester. Ces insectes, comme n’importe quel autre nuisible, possèdent les mécanismes d’adaptation nécessaires pour survivre dans les pires conditions. C’est d’ailleurs pour cela qu’on les appellent des nuisibles, tant ils sont difficiles à éradiquer, action que seuls les professionnels de la désinsectisation peuvent assurer de façon efficace et sûre.